MODULE PHYSIOLOGIE CARDIO- RESPIRATOIRE

 

COEUR

 

ELEMENTS ANATOMIQUES

Le cœur est situé dans le thorax, entre les deux poumons « médiastin »

Forme

Ø     Pyramide triangulaire,

Ø     3 faces : antérieure, inférieure et gauche

Ø     1 base

Ø      1 pointe.

Ø     Axe oblique en bas et en avant mais varie suivant la corpulence:

Ø    Thorax large : cœur horizontal

Ø    Thorax étroit : cœur vertical

Poids

Ø     augmente avec l'âge

Ø     Légèrement plus élevé chez l'homme que chez la femme.

Ø     25 g à la naissance

Ø     250 - 300 g chez l'adulte

 

Configuration extérieure

Ø     3 faces:

Ø    Face antérieure ou sterno-costale

Ø    Face inférieure ou diaphragmatique

Ø    Face gauche

Ø     Une base

Ø     Un sommet : Pointe du cœur

Ø    Correspondant au ventricule gauche.

Ø     La pointe du cœur se situe au niveau du 5eme espace intercostal (mamelon).

 

Ø     Trois sillons

Ø     Un sillon inter auriculaire

Ø     Un sillon inter ventriculaire

Ø    Un sillon auriculo-ventriculaire

Ø     Trois bords

Ø     Un droit

Ø     2 gauches.

Rapports

Par l'intermédiaire du sac qui contient le cœur : Le péricarde.

Ø     La séreuse péricardique:  composée de deux feuillets

Ø     Feuillet viscéral

Ø     Feuillet pariétal

Les deux feuillets limitent une cavité qui permet les mouvements cardiaques.

Ø     La face antérieure :

·        Peau, tissus cellulaire sous-cutané

·        En haut le thymus (chez l'enfant) ou ses vestiges (chez l'adulte)

·        Muscles pectoraux

·        Plastron sterno-chondro-costal.

·        Les vaisseaux mammaires internes

·        Le muscle triangulaire du sternum

La face inférieure :

·        Centre phrénique du diaphragme

·        Sous le diaphragme, le lobe gauche du foie et la grosse tubérosité gastrique.

La face gauche :

·        poumon gauche

·        croisée verticalement par les vaisseaux diaphragmatiques supérieurs gauches, satellites du nerf phrénique qui passe en arrière de la pointe.

La base :

·        A gauche:

·        l'œsophage

·        le pneumogastrique gauche, le droit en arrière.

·        la grande veine Azygos.

·        le canal thoracique

·        A droite:

·        le nerf phrénique droit et les vaisseaux diaphragmatiques supérieurs droits.

·        Le poumon droit (lobes inférieur et moyen).

Configuration intérieure

Le cœur comporte Quatre parties:

Ø     2 Oreillettes: droite et gauche

Reçoivent le sang provenant des veines : Les veines pulmonaires ramènent à l'oreillette gauche le sang oxygéné par les poumons; alors que les veines caves inférieure et supérieure ramènent à l'oreillette droite le sang chargé de gaz carbonique et pauvre en oxygène.

Ø     2 Ventricules: droit et gauche

Chassent le sang vers les artères : Le ventricule gauche envoie le sang par l'aorte vers tous les organes. Le ventricule droit envoie le sang par l'artère pulmonaire vers la circulation pulmonaire.

Ces cavités sont juxtaposées de façon à former deux moitiés: Une droite et une gauche séparées de 2 cloisons: Une inter auriculaire et une inter ventriculaire

VENTRICULES

Deux orifices: Un auriculo-ventriculaire et un artériel

Ventricule droit

Ø     3 parois: antérieure, inférieure, et interne

Ø     2 orifices:

Ø    Un orifice auriculo-ventriculaire droit ou orifice pulmonaire, muni d'une valve tricuspide divisée en trois parties.

Ø    Un orifice artériel pulmonaire muni de 3 valvules sigmoïdes.

Ventricule gauche

Ø     2 parois: une gauche ou externe, une droite ou interne

Ø     2 orifices:

Ø    Un orifice auriculo-ventriculaire gauche ou orifice mitral, muni de 2 valvules

Ø                            Un orifice aortique muni de 3 valvules sigmoïdes.

OREILLETTES

plus petites que les ventricules.

Oreillette droite

Ø     6 parois: Externe, interne, supérieure, inférieure, antérieure, postérieure.

Ø     4 orifices:

Ø    Veines cave inférieure, cave supérieure

Ø    Sinus coronaire

Ø    Orifice auriculo-ventriculaire

Ø     Orifice de l’auricule droit

Oreillette gauche

Ø     6 parois: Externe, interne, supérieure, inférieure, antérieure, postérieure.

Ø     6 orifices:

Ø     4 veines pulmonaires,

Ø     Un orifice auriculo-ventriculaire (orifice mitral)

Ø     Orifice de l'auricule gauche.

VASCULARISATION CARDIAQUE

La vascularisation artérielle

Les artères coronaires sont au nombre de 2:

Ø     La coronaire droite

Ø     La coronaire gauche

Elles naissent au niveau des valvules sigmoïdes aortiques.

La coronaire gauche

Après un tronc commun, donne 2 artères:

Ø     L'artère inter ventriculaire antérieure (IVA) donne:

Ø    2 ou 3 artères diagonales

Ø    Artères septales

Ø     L'artère circonflexe qui donne l'artère marginale du bord gauche du cœur et va se connecter à l’artère rétro ventriculaire.

La coronaire droite

Descend dans le sillon auriculo-ventriculaire droit et donne:

Ø     L'inter ventriculaire postérieure (IVP) qui se ramifie en deux branches septales.

Ø     L'artère rétro ventriculaire qui rejoint la circonflexe gauche.

Ø     L'artère du nœud septal

Ø     Marginale du bord droit du cœur

Ø     Artères des oreillettes droite et gauche

Ø     Artère du nœud sinusal

Les deux systèmes coronaires sont reliés par plusieurs anastomoses.

La vascularisation veineuse

Le retour veineux cardiaque est assuré par

Ø     Grande veine coronaire et sinus coronaire:

Ø     naît à la pointe du cœur

Ø     parcourt le sillon inter ventriculaire antérieur à gauche de l'artère,

Ø     puis dans le sillon auriculo-ventriculaire

Ø  Contourne le bord gauche du cœur pour se terminer en regard de la face inférieure de l'oreillette droite.

Ø     Les petites veines cardiaques: à la face antérieure du ventricule droit, également la veine du bord droit du cœur se jetant dans l'oreillette droite.

L’INNERVATION CARDIAQUE

L'innervation est double et antagoniste

Ø     Sympathique

Ø     Parasympathique.

CONSTITUTION DU COEUR

Le cœur se compose:

Ø     D'une tunique musculaire: MYOCARDE

Ø     D'une tunique membraneuse: ENDOCARDE

Le Myocarde

Ø     Les fibres musculaires sont de 3 ordres:

Ø     Les fibres ventriculaires

Ø     Les fibres auriculaires

Ø     Les fibres communes aux deux ventricules et aux deux oreillettes.

Le système de commande ou tissu nodal

constitué de cellules musculaires présentant plusieurs caractéristiques du tissu myocardique embryonnaire.

Cellules regroupées dans la paroi de l’oreillette droite en deux nœuds (connectés par un réseau inter nodal).

Ø     Nœud de KEITH et FLACK ou sinusal : situé à la partie superficielle de la paroi de l'oreillette droite, entre l'abouchement des deux veines caves, à proximité de la veine cave supérieure.

Ø     Nœud d'ASCHOFF-TAWARA ou atrio-ventriculaire, situé à la portion postéro inférieure de la cloison inter auriculaire, en avant de l'abouchement du sinus coronaire.

Ø    Les deux nœuds seraient reliés par trois voies de conduction (antérieure, médiane et postérieure)

Ø     Faisceau de HIS de 2 cm environ de longueur, prolonge le nœud d'ASCHOFF-TAWARA, descend le long de la cloison inter auriculaire traverse la cloison auriculo-ventriculaire droite, et s'engage dans la portion fibreuse du septum inter ventriculaire. Il se divise en deux branches :

Ø    La branche droite descend le long de la cloison inter ventriculaire sous l'endocarde.

Ø    La branche gauche, après avoir traversé le septum, descend le long du bord gauche de cette paroi.

Ø     A la pointe des ventricules, les deux branches se réfléchissent et se terminent par de multiples arborisations en un réseau destiné à tout le myocarde ventriculaire : le réseau de PURKINJE.

L'ENDOCARDE

Tunique interne du cœur

Les replis de l'endocarde constituent les valvules.

Entre oreillettes et ventricules d’une part et entre ventricules et troncs artériels (artère pulmonaire et aorte) d’autre part, il existe des valvules agissant comme un mécanisme anti-retour lors des différents temps du cycle cardiaque (systole et diastole).

 

PHYSIOLOGIE DU MYOCARDE

 

Energie produite, stockée et utilisée sur place

1- Métabolisme

Métabolisme des lipides et des glucides en présence d'O2

Les acides gras sont la principale source d'énergie. Les AGL sont estérifiés en triglycérides et stockés dans des granules. Les gradients de diffusion permettent le passage des AGL dans la cellule myocardique. Dans la cellule les AGL se fixent sur le réticulum sarcoplasmique et les mitochondries où ils sont transformés en Acyl CoA

 

Acyl CoA Synthétase

¯

         AGL + CoA + ATP      «     Acyl CoA + AMP + Pi + Pi

­

Acyl CoA hydrolase

Les hydrates de carbone constituent une source importante d’ATP pour le myocarde. Le passage du glucose dans la cellule est stimulé par l’insuline, il est transformé rapidement en glucose 6 phosphate (G6P). 2 voies métaboliques sont possibles: La glycolyse et la glycogénolyse.

En activité normale, les acides gras rendent compte d’environ 70% du métabolisme. Lorsque le travail augmente le glucose peut représenter jusqu’à 80% de la consommation myocardique.

2- Propriétés du myocarde:

La cellule myocardique mesure de 50 à 100 microns de long sur 20 microns de large. Elle est allongée, cylindrique et s’unit à ces deux extrémités aux autres cellules dont elle est séparée par des disques intercalaires.

La cellule myocardique se bifurque à l’une de ses extrémités et chacun des prolongements cytoplasmiques s’unit à une autre cellule située sur le même plan ou sur un plan différent, réalisant ainsi des mailles de cellules contractiles.

3- Potentiel d'action au niveau du sarcolemme:

Inégalité entre courant entrant et courant sortant des ions. Les courants ioniques dépendent de la quantité de chaque ion (K+, Na+, Ca++)

·     La dépolarisation: Entrée du Na + (Phase ascendante du potentiel d'action) et du Ca ++ ( Plateau du PA)

·      La repolarisation: Sortie de Na+

4- La contraction:

 Théorie de glissement de Huxley (raccourcissement et génération de force).

-- Calcium disponible

-- Position de chaque extrémité des filaments

Cette activité est sous le contrôle:

·     Métabolisme myocardique

·     Débit circulatoire

·     pH intracellulaire

·     Le calcium

·     Autres: Magnésium, activité ATP-ase, AMP cyclique, GMP cyclique...

5- La relaxation

Dépend de plusieurs facteurs.

LE TISSU NODAL

Excitabilité

Le Potentiel d’action du tissu nodal se distingue de celui de la cellule myocardique par:

·     Une durée supérieure

·     Une plus petite vitesse de dépolarisation rapide

·     Et surtout une dépolarisation diastolique lente, spontanée qui est à la base de l’automatisme du tissu nodal.

L’excitabilité est fonction:

·     de l’intensité du stimulus

·     du potentiel de membrane:

Du fait de la dépolarisation diastolique spontanée lente l’excitabilité du tissu nodal est moindre que celle du tissu myocardique.

L’excitabilité est

·     Maximum à la diastole électrique

·     Nulle dès le début du potentiel d’action et pendant la majeure partie du plateau: Période réfractaire absolue.

·     Elle réapparaît progressivement pendant la repolarisation: Période réfractaire relative.

L'AUTOMATISME CARDIAQUE

Ø     Propriété de se contracter rythmiquement en l'absence de toute stimulation.

Ø     Lorsqu'il est séparé du reste de l'organisme, le cœur d'un mammifère peut continuer son activité pendant des heures, si l'on perfuse son système coronaire avec du sang ou avec un liquide nutritif.

Ø     La contraction cardiaque est

Ø    d’emblée maximale,

Ø    prolongée

Ø    et synchrone

pour toutes les fibres entourant une cavité. A noter que la contraction des muscles squelettiques est progressive et asynchrone.

Ø     Automatisme de la contraction ventriculaire lié à la présence du tissu nodal.

Ø     La fréquence des contractions qui naissent au niveau des différents points du tissu nodal n'est pas la même.

Ø     Un cœur libéré de toute connexion avec le système nerveux bat au rythme qui lui est imposé par le nœud de KEITH et FLACK : à la fréquence de 120-130.

Ø     Le réchauffement de ce nœud détermine une tachycardie, et son refroidissement une bradycardie.

Ø     La destruction du nœud de KEITH et FLACK le rythme se ralentit à 50 - 60 par minute : rythme idio-ventriculaire du faisceau de HIS.

Ø     La destruction du faisceau de His laisse la place à un rythme plus lent et irrégulier du au réseau de PURKINJE.

Est basé sur la pente de dépolarisation spontanée lente. Il s’agit d’un phénomène local, non propagé et qui est fonction:

·     Du siège

·     De l’équilibre vago-sympathique:

·     Catécholamines: Action Chronotrope +

·     Acétylcholine: Action Chronotrope  -

·     De la température

·     Du taux potassique: Le K est un agent dépolarisant (Hyperkaliémie provoque l’arrêt)

·     Du taux calcique: Le Ca élève le seuil et ralentit le rythme

·     Du pH: L’acidité ralentit le cœur

·     Des pressions partielles en O2 et de CO2.

Le rythme normal naît du nœud sinusal. La pente de dépolarisation diastolique y est la plus raide d’où un rythme rapide qui entraîne les centres sous-jacents.

Anormalement un centre sous-jacent peut prendre la commande quand le centre supérieur devient déficient. Le nœud sinusal peut être submergé par des stimulations de fréquence supérieure.

Le nœud de KEITH et FLACK le rôle de "pacemaker".

L'enregistrement des potentiels au niveau du tissu nodal permet d'expliquer en partie l'apparition spontanée des ondes de contractions au niveau de ce tissu

Ø     Au niveau du nœud sinusal immédiatement après l'apparition du potentiel de pointe, la polarisation de la fibre revient à une valeur de base de - 70 mV environ, mais ne s'y stabilise pas : une dépolarisation apparaît et augmente progressivement. Lorsqu'elle atteint un niveau suffisant (- 40 mV) le potentiel d'action apparaît.

Ø     Au niveau de formations dont l'autorythmicité est plus lente, au niveau du nœud atrio-ventriculaire d'ASCHOFF TAWARA,  la polarisation qui se manifeste après le potentiel d'action, est un peu plus négative (-80 mV), et la rapidité de la dépolarisation est un peu moins grande. Le seuil critique de - 45 mV pour lequel se déclencherait le potentiel d'action apparaît donc après un plus grand délai.

Ø     Ces phénomènes expliquent aussi pourquoi chaque fragment de tissu nodal se soumet à l'action des fragments à rythme plus rapide.

Conduction

Ø     La théorie des courants locaux explique le cheminement de l’onde d’excitation du nœud sinusal jusqu’aux ventricules.

Ø     La conduction intra auriculaire: Propagation purement musculaire.

Ø     La conduction auriculo-ventriculaire: se fait par l’intermédiaire du nœud septal et du faisceau de His.

Ø     La conduction intra ventriculaire: se fait par les branches du faisceau de Hiss, le réseau de Purkinje et le myocarde différencié.

 

PHYSIOLOGIE DES NERFS CARDIAQUES

        

Action cardio-modératrice

La fréquence du nœud sinusal est de 100-120/mn. L'action cardiomodératrice la ramène à 60-80/mn. La section des deux pneumogastriques entraîne une accélération cardiaque. L'intermédiaire chimique des pneumogastriques: L'acétylcholine. Elle peut être inhibée par les parasympatholytiques (Atropine) ou la Cholinestérase. Son action peut être renforcée par les anticholinestérasiques.

Action cardio-accélératrice

La section des nerfs cardiaques sympathiques ralentit le rythme cardiaque. L'intermédiaire chimique des nerfs sympathiques: Les catécholamines (adrénaline, noradrénaline) agissent sur les récepteurs sympathiques bêtas. L'inhibition des récepteurs n'existe pas à l'état physiologique (traitement bêta bloquant).

Dualité du système sympathique

         Les 2 types de récepteurs: Alpha et Bêta

 

 

EFFETS  ALPHA

EFFETS  BETA

COEUR

0

+

ARTERES

+

-

BRONCHES

+

-

PUPILLES

+

0

SPHNICTERS

+

-

TUBE DIGESTIF

-

-

 

Les bêtarécepteurs correspondent à deux ordres de faits:

 

BETA  1

BETA 2

 

 

Relâchement du muscle lisse du tube digestif

 

 

Relâchement du muscle lisse bronchique

Augmentation de la fréquence et de la puissance de la contraction myocardique

 

 

Diminution de la force de contraction du muscle squelettique

Stimulation de la lipolyse

 

 

Relâchement du muscle utérin

 

Stimulation de la glycolyse

 

         Mécanisme d'action:

         Au niveau de la membrane cellulaire, l'acétylcholine accroît la polarisation de la fibre et retarde sa dépolarisation. La noradrénaline accélère la dépolarisation lente

         Contrôle nerveux de l'automatisme cardiaque

         Réflexes de la sensibilité viscérale:

Ø     Réflexe cardio-respiratoire

Ø     Réflexe cardio-oculaire

Ø     Autres réflexes: Vapeurs irritantes.

         Le contrôle central

         Le contrôle inter central:

Ø     Centres hypothalamiques

Ø     Centres bulbaires

Ø     Centres diencéphaliques

 

PHYSIOLOGIE ARTERIELLE

 

ElEMENTS anatomiqueS

Ø     Distribution

Gros vaisseaux: Artères pulmonaires, Aorte

Ø     L'aorte est la plus grosse artère. Son calibre est de 2.5 cm.  Sa paroi a une épaisseur d'environ 2 mm. Les dimensions de l'aorte diminuent près de son extrémité terminale.

Ø     Les différentes portions de l'aorte sont :

Ø       l'aorte ascendante, chemine à l'arrière et vers la droite du tronc pulmonaire. Au bout d'environ 5 cm, elle se courbe vers la gauche et forme la crosse de l'aorte.

Ø     Les seules ramifications de l'aorte ascendante sont les artères coronaires droite et gauche.

Ø       La crosse de l'aorte, située sous le sternum, commence et finit à la hauteur de D4.

Ø     Ses trois principales branches sont de droite à gauche:

-         Le tronc brachio-céphalique (relatif au bras et à la tête) qui passe sous la clavicule droite et donne l'artère carotide commune droite et l'artère sous-clavière droite.

-         L'artère carotide commune gauche.

-         L'artère sous-clavière gauche.

Ø     L'aorte thoracique ou aorte descendante, suit la face antérieure de la colonne vertébrale et émet de nombreuses ramifications vers la paroi thoracique : les artères intercostales dont dépendent les artères bronchiques.

Ø     L’aorte franchit le diaphragme et devient l’aorte abdominale

Ø     Les artères de l’abdomen naissent de l’aorte abdominale et alimentent la paroi abdominale, le diaphragme, et les viscères de la cavité abdomino-pelvienne.

Ø    Artères phréniques inférieures,

Ø    Tronc cœliaque, se divise en artères hépatique, splénique et gastrique gauche.

Ø     L’artère mésentérique supérieure naît de l’aorte abdominale à la hauteur de L1, au-dessous du tronc cœliaque. Elle dessert l’intestin grêle et le colon.

Ø     les artères surrénales irriguent les glandes surrénales qui surmontent les reins.

Ø     Les artères rénales droite et gauche sont courtes mais larges desservent les reins.

Ø     L’artère mésentérique inférieure est la dernière branche de l’aorte abdominale qui naît sur sa partie antérieure. Elle assure l’irrigation de la partie distale du colon et le rectum.

Ø     artères lombaires émergent de la face postéro latérale de l’aorte dans la région lombaire. Elles sont destinées à la partie postérieure de la paroi abdominale.

Ø     L’artère sacrée moyenne naît de la face postérieure de l’extrémité terminale de l’aorte abdominale. Elle alimente le sacrum et le coccyx.

A hauteur de L4, l’aorte donne les artères iliaques communes droite et gauche qui irriguent la partie inférieure de la paroi abdominale, les organes du bassin et les     membres inférieurs.

Ø     chaque artère iliaque commune se divise en deux grandes branches, les artères iliaques interne et externe.

Ø    L’artère iliaque interne descend dans le bassin et assure l’irrigation des parois, des viscères, des muscles fessiers, adducteurs et les organes génitaux     externes et le périnée.

Ø    L’artère iliaque externe irrigue le membre inférieur. Sous le ligament inguinal, elle prend le nom d’artère fémorale.

Ø     l’artère fémorale donne des ramifications destinées aux muscles de la cuisse.

Ø     Au niveau du genou, l’artère fémorale prend le nom d’artère poplitée qui donne ensuite les artères tibiales antérieure et postérieure.

Ø    L’artère tibiale antérieure descend dans la loge antérieure de la jambe pour irriguer les muscles extenseurs.

Ø     À la cheville, elle devient l’artère dorsale du pied, destinée à la cheville et au dos du pied.

Ø    L’artère tibiale postérieure parcourt la partie postéro interne de la jambe pour irriguer les muscles fléchisseurs. Elle donne

Ø     l’artère péronière destinée aux muscles long et court péroniers latéraux.

Ø     Et les artères plantaires médiale et latérale, destinées à la plante du pied.

Constitution

Ø     Intima

avec endothélium et endartère (tissu conjonctivo-élastique)

Ø     Média

composée de fibres élastiques et fibres musculaires lisses

Ø     Adventice

comportant des fibres élastiques et des fibres collagènes.

Types

Ø     Artères élastiques : La média est formée de fibres élastiques. Ex: Aorte

Ø     Artères musculaires : La média est formée de fibres musculaires lisses à disposition circulaire. Ex: Artères des membres.

Ø     Artérioles : La média est formée de fibres musculaires lisses à disposition annulaire (diamètre < 100 µ)

ELEMENTS DE PHYSIOLOGIE ARTERIELLE

Le système artériel assure le transport du sang depuis le cœur jusqu’aux capillaires où se font les échanges entre le sang et les tissus.

De l’aorte vers la périphérie la vitesse moyenne du sang diminue et la perte de charge par unité de longueur augmente.

La distensibilité artérielle diminue depuis l’aorte jusqu’aux artérioles, à cause de l’augmentation du nombre de fibres collagènes.

Dans les artères, l’écoulement est essentiellement laminaire. Il n’existe, normalement, pas d’écoulement turbulent au repos. Des tourbillons peuvent, par contre apparaître:

Ø     derrière les valves aortiques pendant la systole

Ø     aux embranchements et bifurcations.

Relation Pression-Volume

Relation Pression-Débit

Pression artérielle:

Ø     Mesure

La pression artérielle peut être mesurée :

1.  Soit directement (méthode invasive).

2.  Soit indirectement (méthode non invasive).

Ø     Un brassard pneumatique, adapté à la taille du bras, est placé au niveau de l’avant-bras.

Ø     On gonfle le brassard jusqu’à un niveau approximativement 20 mmHg au-dessus de la pression repérée au préalable.

Ø     La pression artérielle systolique (PAS) et la pression artérielle diastolique sont repérées soit au pouls radial (PAS seulement) soit au stéthoscope placé sous le brassard au-dessus de l’artère humérale soit à l’aide d’un microphone soit à l’aide d’un capteur de pression artérielle.

Ø     chiffres normaux :

Selon l’OMS:      PAS < 140 mmHg et

                            PAD < 90 mm Hg

Ø     circonstances de mesure

Ø     Pression artérielle de repos (10 à 15 mn)

Ø     Pression artérielle orthostatique (lever)

Ø     Pression artérielle d’effort (bicyclette)

Ø     Pression artérielle occasionnelle (consultation)

Ø     Pression artérielle basale (hôpital)

Ø     Variations physiologiques

Ø     Rythme circadien : Chute nocturne de la PA. Les valeurs les plus basses sont observées vers 3 heures du matin, la PA commence à s’élever avant l’éveil.

Ø     Age, sexe, poids

Ø     Exercice

Ø     Agression (douleur, émotion)

Ø     Température ambiante

Ø     Passage de la position couchée à la position debout

Ø     Facteurs de régulation

La pression artérielle est une force créée par la contraction ventriculaire, entretenue par la réaction de la paroi vasculaire à la distension, réglée par la résistance des vaisseaux périphériques à l’écoulement du sang.

Participation de nombreux facteurs :

Ø     Éléments constitutifs du secteur à haute pression

Ø     Eléments constitutifs du secteur à basse pression

Ø     Les récepteurs disséminés dans les parois vasculaires : Barorécepteurs (sensibles aux variations des pressions), chémorécepteurs (sensibles aux variations des concentrations des électrolytes par exemple), des volorécepteurs (sensibles aux variations du volume sanguin), des osmorécepteurs (sensibles aux variations de l’osmolarité).

Ø     Les catécholamines

Ø     Le système rénine angiotensine : La rénine sécrétée par le rein agit sur l’angiotensinogène pour former de l’angiotensine I, sans activité biologique. L’angiotensine I est convertie par l’enzyme de conversion en angiotensine II qui est active sur la paroi vasculaire.

·     Aldostérone et hormone anti-diurétique.

ELEMENTS DE PATHOLOGIE

La pathologie artérielle est, essentiellement, dominée par l’athérosclérose. Processus du à l’infiltration de la paroi artérielle par des dépôts de lipides. Cette infiltration diminue le calibre des artères qui peuvent même s’obstruer. La conséquence de cette sténose est l’ischémie (manque d’oxygénation) du tissu irrigué par l’artère atteinte.

Les différentes pathologies sont:

Ø     L’insuffisance coronarienne

Ø     L’infarctus du myocarde

Ø     L’artérite des membres inférieurs

Ø     L’hypertension artérielle

Ø     L’insuffisance cardiaque

Ø     Les accidents vasculaires cérébraux

 

PHYSIOLOGIE VEINEUSE

ELEMENTS anatomiqueS

DISTRIBUTION

1-    Veines pulmonaires

2-    VEINES DE LA GRANDE CIRCULATION

Le sang sort du cœur par l'aorte, il rentre dans le cœur par deux veines terminales, les veines caves supérieure et inférieure.

Le sang qui se draine du myocarde est recueilli par quatre veines rattachées au sinus coronaire, qui se déverse dans l'oreillette droite.

     VEINE CAVE SUPERIEURE

         La veine cave supérieure reçoit le sang issu de toutes les régions situées au-dessus du diaphragme, exception faite des poumons.

Elle est formée par l’union des veines brachio-céphaliques droite et gauche, chacune de celle-ci est constituée par la fusion des veines jugulaire interne et sous-clavière.

Elle aboutit dans la partie supérieure de l’oreillette droite.

     VEINE CAVE INFERIEURE

Elle ramène au cœur le sang des régions situées sous le diaphragme.

L’extrémité distale de la veine cave inférieure est formée par la jonction des deux veines iliaques communes.

Elle monte le long de la face antérieure de la colonne vertébrale, recevant le sang de la paroi abdominale et des reins.

Avant de pénétrer dans le diaphragme, elle est rejointe par les veines hépatiques qui drainent le sang du foie.

La veine cave inférieure se termine juste au-dessus du diaphragme, en entrant dans la partie inférieure de l’oreillette droite.

3-    VEINES DES MEMBRES SUPERIEURS et du thorax

Les veines profondes des membres supérieurs suivent les artères.

Les veines superficielles des membres supérieurs sont plus grosses que les veines profondes.

Les veines des glandes mammaires et des premiers espaces intercostaux se déversent dans les veines brachio-céphaliques.

La majeure partie des tissus thoraciques et de la paroi thoracique est drainée par le système azygos.

SYSTEME AZYGOS

Le système azygos est formé de veines, situées de part et d’autre de la colonne vertébrale, qui se drainent dans la veine azygos qui n’existe que du côté droit. Elle naît dans l’abdomen, de la veine lombaire ascendante droite, qui draine la majeure partie de la partie droite de la paroi abdominale, et des veines intercostales postérieures droites, qui drainent les muscles du thorax. À la hauteur de D 4, la veine azygos se vide dans la veine cave supérieure.

3- VEINES DES MEMBRES INFERIEURS

Le réseau veineux profond

         La veine tibiale postérieure naît de la fusion des petites veines plantaires latérale et médiale.

La veine tibiale antérieure est le prolongement supérieur de l’arcade veineuse     dorsale du pied.

Au genou, elle s’unit à la veine tibiale postérieure  et forme la veine  poplitée, laquelle parcourt l’arrière du genou.

Au-dessus du genou, la veine poplitée devient la veine fémorale et elle draine les structures profondes de la cuisse.

La veine fémorale prend le nom de veine iliaque externe en entrant dans le bassin. Elle se joint à la veine iliaque interne pour constituer la veine iliaque commune.

La  distribution des veines iliaques internes est parallèle à celle des artères iliaques internes.

Le réseau veineux superficiel

Les grande et petite veines saphènes émergent de l’arcade veineuse dorsale du pied. Ces veines forment de nombreuses anastomoses  entre elles et avec les veines profondes.

La veine saphène interne est la plus longue de l’organisme. Elle monte le long de la face interne de la jambe jusqu’à la cuisse, elle s’ouvre dans la veine fémorale, juste au-dessous du ligament inguinale.

La veine saphène externe court le long de la face externe du pied et elle pénètre, pour les drainer, dans les muscles profonds du mollet.

Au genou, elle se jette dans la veine poplitée.

Constitution

Intima,

Média,

Adventice.

Appareil valvulaire

 

ELEMENTS DE PHYSIOLOGIE VEINEUSE

 

Relation Pression-volume

                   Compliance veineuse 25 fois la compliance artérielle.

                   Relation positive entre le volume sanguin et la compliance veineuse.

Relation Pression-débit

Complexe.

Eléments de pathologie :

Ø     Varices

Ø     Phlébites


LA CIRCULATION CAPILLAIRE

        

C'est au niveau des capillaires que se font les échanges métaboliques.

Il existe deux types d'anastomoses artério-veineuses:

·      Un système dérivatif simple

·      Un système plus élaboré avec des sphincters régulateurs.

         La circulation capillaire est marquée par :

·      La multiplicité des anastomoses

·      La variation de vitesse

·      L'intervention d'autres facteurs

Données de l'exploration de la circulation capillaire

1- Capillaroscopie

2- Micro-angiographie

3- Biopsies cutanées

4- Pléthysmographie

5- Thermographie

6 Explorations isotopiques

7- Doppler- Laser

Indications pathologiques

·      Acrosyndromes

·      Athérome

·      Diabète

·      Artérites


PHYSIOLOGIE LYMPHATIQUE

 

Rappel anatomique

         Les lymphatiques sont disséminés dans tout l'organisme.

·             Le système lymphatique des membres

·             Le système lymphatique pulmonaire

Deux plexus lymphatiques (un superficiel et un profond)

Les vaisseaux lymphatiques suivent le trajet des bronches et des branches de l'artère pulmonaire.

Répartition:

·             Ganglions médiastinaux

·             Voies de drainage: Lobes supérieur, moyen et inférieur.

Les ganglions du hile droit se drainent vers les ganglions inter-trachéo-bronchiques et la chaîne para trachéale droite.

Les ganglions du hile gauche se drainent vers les ganglions para trachéaux gauches et les ganglions intertrachéo-bronchiques.

·             Les valvules lymphatiques: Circulation de la périphérie vers le centre.

EXPLORATION

Lymphographie simple

Après injection des lymphatiques des membres (au niveau de la cheville), il faut bien suivre le produit dans les régions iliaques, lombaires et thoraciques (citerne de Pecquet et le canal thoracique).

Test d'Hyperlipidemie provoquée

En cas de blocage des chylifères la courbe des lipides totaux reste en plateau souvent bas.

Exploration chirurgicale

ELEMENTS DE PATHOLOGIE

·             Lymphoedème des membres inférieurs

·             Infections pulmonaires dans les rétrécissements mitraux;

·             Epanchements pleuraux

 

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Cours de Cardiologie